On apprenait hier que Google proposait désormais le téléchargement gratuit, en PDF, de livres tombés dans le domaine public. Cette étape supplémentaire dans le gigantesque projet de numérisation de l’ogre Californien est a priori excellente nouvelle. Olivier (Affordance) ne l’entend pas de cette oreille : après lecture du contrat, c’est finalement Google qui se taille la plus grosse part du gâteau :
Au final le marché de dupe est le suivant : [après numérisation, ] chacun des 2 partenaires reçoit “sa” copie, une copie à usage interne si l’on veut. Mais le marchand (Google) s’ouvre tous les droits sur la sienne et les copies de la sienne (impression, téléchargement, revente …) et impose au bibliothécaire un usage fermé et stérile de la sienne (pas de revente ni de cession, pas de téléchargement depuis les sites universitaires, etc.). Une forme revendiquée d’eugénisme documentaire.