Le New York Times vient de publier un article intitulé “This Boring Headline Is Written for Google”, qui évoque le problème du référencement pour les sites éditoriaux (abonnement requis).
En matière de site éditoriaux, les titres des articles posent en effet un sérieux problème. Non seulement ils sont très importants d’un point de vue référencement (car ils sont bien souvent repris dans le <title> de la page et dans les liens qui pointent vers l’article), mais en plus ils s’adressent à deux publics : les lecteurs et les moteurs.
- Titres pour les lecteurs. Ils sont attractifs, drôles, utilisent des jeux de mots, des références culturelles communes, ou tout simplement des formulations un poil dynamique.
- Titres pour les moteurs. Ils sont descriptifs, utilisent des termes génériques, parfois clichés, et sont un poil ennuyants (en plus d’être formatés bien souvent de la même manière).
Un exemple particulièrement frappant est fourni dans l’article du NY Times. On y apprend que la BBC, sur son site, peut passer de “Tulsa star: The life and career of much-loved 1960’s singer” à “Obituary: Gene Pitney”
Lequel est le mieux ? La réponse n’est pas évidente, car s’il faut penser à ses lecteurs, il faut aussi penser à ses non-lecteurs, ceux qui passent par google pour trouver une information précise. Et comme on veut leur fournir la meilleure information possible, on veut être certain qu’ils tombent sur le bon article. Et personne ne tapera “much loved singer” au lieu de “Gene Vincent”. Avec un titre sur mesure pour le référencement, on a plus de chances de fournir des bonnes réponses aux internautes, mais on est un peu plus ennuyeux pour ses vrais lecteurs.
Avoir deux types de titres est donc une solution convenable, mais on peut certainement faire mieux. Pour Danny Sullivan, en effet, la réponse est aussi à chercher du côté de la formation des journalistes, qui doivent inclure dans leurs articles les requêtes clés, si possible dans les premiers mots du papier (voire du titre).
Journalists, they say, would be wise to do a little keyword research to determine the two or three most-searched words that relate to their subject and then include them in the first few sentences. “That’s not something they teach in journalism schools,” said Danny Sullivan, editor of SearchEngineWatch, an online newsletter. “But in the future, they should.”
Et dire que ce problème avait été résolu avec les meta keywords, tsss…