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Intellipedia : le Wikipedia des services secrets

C’est vieux de 15 jours, mais ça reste vrai : les agences de renseignement US ont annoncé avoir lancé un wiki, “Intellipedia”, pour rajouter, éditer et partager un maximum d’information stratégiques entre les différentes agences et services. Plusieurs versions sont disponibles, en fonction des niveaux de classification (confidentiel, secret, top secret, etc). La version “top secret” comporte plus de 28 000 pages, pour 3 600 contributeurs.

Deux avantages directs : des rapports plus précis, car analysés par beaucoup plus de personnes, et une mémoire des opinions exprimés sur un sujet. Un problème majeur : il faut 3 minutes pour taper le mot de passe d’entrée.
Ce qu’en pense le grand frère.

Comment exploiter Gmail pour retrouver rapidement ses mails

logo-gmail.gifLongtemps, la messagerie électronique a été un domaine assez figé. En proposant 1 Go d’espace alors que tous ses concurrents proposaient 100 Mo maximum, Google a pu se positionner avec un message très intéressant : “n’effacez plus, ne triez plus, recherchez !”.

Un positionnement qui m’a tout de suite plu, pour deux raisons :

  • Le tri des emails est assez contraignant. Cela demande une attention constante que l’on n’a pas forcément.
  • Je ne pense pas que le classement des emails soit très utile pour s’y retrouver. C’est plus quelque chose qui sert à se rassurer l’esprit (”ah, c’est bon, tout est ordonné, je peux aller me coucher tranquille”) qu’une méthode très utile pour rechercher efficacement. Quelques cas particuliers me feront mentir (exemple : une catégorie “liste de chose à faire”), mais d’une manière générale, quand on est en phase de recherche, soit on cherche un e-mail écrit par une personne précise, sans vraiment se souvenir du contexte (c’était un e-mail de bob), soit on cherche un message concernant un problème très précis (l’email dans laquelle on m’a donné l’heure d’arrivée du train de bob). Attention, je ne dis pas que le tri est inutile, je dis juste qu’il ne correpond pas à la majorité des problématiques de recherche.

Sur les milliers de mails accumulés en deux ans (je me rapproche des stats de Darwin !), je n’ai aucun problème pour retrouver en moins de 15 secondes les messages qui m’intéressent. Voici donc deux ou trois conseils pour ceux qui ont du mal à s’y retrouver.

Attention, cette méthode ne conviendra peut-être pas à tout le monde : si vous n’êtes pas prêt à supporter l’idée d’avoir 10 000 messages dans votre boîte de réception, ne lisez pas la suite !

Première phase : le tri à la réception des messages

1. Ne rien supprimer.

Comme le dit l’équipe de Gmail, il ne faut rien supprimer. Seuls les newsletters inutiles, les pubs amazon et les arnaques pour expatrier de l’argent du congo méritent de finir à la poubelle.

2. Classer les messages ?

Vous pouvez “tagger” chaque message si vous le souhaitez (Gmail appelle ça des “libellés”). C’est quelque chose de très pratique si l’on échange avec plusieurs personnes sur plusieurs projets différents. C’est à mon avis utile, mais pas indispensable pour s’y retrouver. Un petit conseil pour le nom des tags : utilisez des mots brefs et sans espaces, ça vous permettra d’effectuer quelques recherches rapides par la suite.

Deuxième phase : à la recherche des emails perdus

Quand les emails sont stockés, il s’agit ensuite de les retrouver sans perdre trop de temps. C’est là que le moteur de recherche intervient, et que l’intérêt de Gmail prend tout son sens.

3. La recherche simple.

Bien souvent, la recherche simple (je tape mes mots clés et je fais “chercher”) suffit à trouver ce que l’on cherche, mais c’est parfois un peu plus compliqué. Par exemple, on ne se souvient pas toujours des formulations utilisées : je sais que le message parlait d’aller au cinéma, mais est-ce qu’on a dit “cinéma”, “ciné”, “toile”, “film” ? Une chose que l’on retient très souvent, par contre, est le nom de la personne qui nous a envoyé le message. Et c’est à cet endroit précis que Gmail - avec ses opérateurs de recherche avancée - se révèle très efficace.

4. Les opérateurs avancés : “from:” et “to:”

Gmail permet de retrouver rapidement tous les messages expédiés par une personne (from), ou à l’inverse tout ceux destinés à une personne (to). La requête [from:bobby] cherchera les mails expédiés par bobby, et [to:bobby] cherchera les emails destinés à bobby. Pas besoin de rentrer une adresse email complète, il suffit que le mot soit présent dans la partie gauche de l’adresse e-mail ou dans le nom de l’utilisateur.

On peut bien sûr cumuler les opérateurs dans un seul champ de recherche, par exemple : [from:bobby to:johnny] et chercher bien sûr dans le corps du texte : [from:bobby to:johnny cinéma].

gmail-recherche-simple.gif

5. La recherche sur les libellés.

Si vous avez choisi de trier les messages à l’entrée et de leur associée des libellés, vous pouvez également affiner la recherche en précisant le libellé, grâce à l’opérateur “label”. Exemple : [label:vacances].

6. Les recherches encore plus compliquées

Si vous n’avez toujours pas trouvé le mail que vous cherchiez, alors il faut sortir l’artillerie lourde et cliquer sur le petit lien “Afficher les options de recherche”, où l’on peut :

  • préciser une fenêtre temporelle (du type “5 jours aux alentours du 1er décembre”)
  • préciser si le message avait une pièce-jointe
  • exclure certains mots clés.

A noter que tous les opérateurs précédemment cités (”from”, “to” et “label”), sont accessibles depuis cette fenêtre “options de recherche”. Pourquoi s’embêter, dans ce cas, à mémoriser le nom des opérateurs pour les utiliser dans le champ de recherche simple ? C’est bien sûr une question de temps : d’un côté on tape quelques mots et on recherche, et d’un autre on tape des mots, on clic dans les champ de texte, on retape d’autre mots, et au final on passe un certain temps à faire des choses pas follement passionnante…

Conclusion

Vous avouerez que tout ça n’est pas bien compliqué, mais c’est une manière de fonctionner très différente du classique tri par catégorie (ou de l’absence pure et simple de tri). Ces deux approches doivent avoir une nom scientifique dans le monde de la documentation, mais je ne les connais pas.
D’autres outils permettent bien sûr d’effectuer des recherches avancées dans ses e-mails, mais aucun des outils majeurs ne permet, à ma connaissance, une recherche aussi souple que celle offerte par Gmail. Copernic, par exemple, lorsqu’il est couplé à Outlook, est très puissant, mais il faut remplir les champs un à un, là où Gmail offre le choix.

D’autres fonctionnalités de Gmail en font un service pour le moment bien au-dessus des autres, nous y reviendrons peut-être.

Disclaimer

Attention, l’utilisation systématique des services de Google pourront peut être, dans un avenir plus ou moins proche, nuire à votre vie privée… Ou pas.

Le Monde passe à Wordpress

Les blogs du quotidien viennent de passer sous Wordpress, en lieu et place de Typepad. Une jolie victoire pour l’Open Source - et ça ne tue pas le business, puisque l’opération a été montée par Automattic, une vraie société qui fait du vrai argent avec Wordpress.

Avant :
lemonde-typepad.gif

Après :
lemonde-wordpress.gif

Yahoo en passe de racheter AOL ? (rumeur)

Wooo, la grosse rumeur : le magazine Fortune (qui appartient à Time Warner) aurait appris de plusieurs sources que Yahoo serait en discussion pour acheter AOL. Selon CNN, si la transaction échoue, le meilleur mouvement pour ses actionnaires serait de vendre à Microsoft…

Arf.

Sur CNN, via Threadwatch.

Les 10 tendances du (social) bookmarking

Un billet anglophone fait le point sur les différentes tendances du bookmarking et du social bookmarking, et il en compte 10 :

  • Les bookmarks locals. C’est ce qu’on connaît tous sur Firefox ou IE : le classement de favoris dans des répertoires distincts.
  • Les bookmarks en direct (”live bookmarks”). C’est par exemple l’intégration des flux RSS dans Firefox, où les billets d’un blog sont regroupés dans un répertoire et se mettent à jour automatiquement.
  • Les regroupements de bookmarks (”bookmark clusters”). Une idée de l’auteur, qui consiste à regrouper tous les onglets de navigation du navigateur sous un identifiant. Par exemple “recherche de job”. A noter que si Firefox ne permet pas de sauvegarder tous les onglets dans un bookmark, il peut faire l’inverse, à savoir ouvrir tous les bookmarks d’un répertoire dans autant d’onglets différents.
  • Les bookmarks synchronisés (”synchronized bookmarks”). Pour avoir tous ses bookmarks sous la main n’importe où. C’est par exemple le principe des Yahoo! Bookmarks ou de de l’extension Google Browse Sync (qui va plus loin que la simple gestion des favoris).
  • Les bookmarks ouverts (”bookmarking in public”). Tout le monde peut voir vos favoris et en profiter. C’est le principe de del.icio.us, et le commencement du “social bookmarking”.
  • Le boorkmarking pour d’autres individus précisément identifiés. Pour conseiller des liens à des personnes précises. C’est ce que permet del.icio.us avec l’opérateur “for:pseudo”.
  • Le bookmarking par communauté d’intérêt. Permet de sauvegarder des favoris et de les distribuer à des communautés, par exemple à tous les fans de moto, de web design ou de baskets. C’est le principe de ma.gnolia et de mugshot.
  • Les collections de bookmarks. Le principe est ici de regrouper plusieurs bookmarks et de faire réagir la communauté dessus. Exemple : Kaboodle.
  • Les bookmarks avec meta donnés (’”Additional data collection and display”). C’est le principe selon lequel un favori peut contenir plus qu’une simple URL mais des informations supplémentaires comme, dans le cas d’un livre sur Amazon, le prix, les notes des internautes, les réductions applicables, etc. Exploite généralement les API des services. Utilisé par exemple pour Amazon, Flickr ou YouTube.
  • La visualisation des bookmarks les plus utilisés. L’auteur note également que certains services permettent d’indiquer quels sont les favoris que l’on utilise le plus régulièrement. Pour l’instant, cela semble se limiter à la recherche sur Google en activant la recherche personnalisée. A noter que Firefox s’orientera peut-être sur ce genre de service, dixit Tristan Nitot sur le JDN, qui évoque pour Firefox 3 la possibilité d’un “système mémorisant les sites les plus consultés et les suggérant à l’internaute lors de ses prochaines navigations”.

Via Steve Rubel @ del.icio.us.

del.icio.us : 10 astuces pour dompter la bête

S’il y a un site qui a changé ma vie, c’est bien del.icio.us. Je l’utilise depuis près de 8 mois, et depuis je retrouve tout ce que je veux sur le web. L’ère du “ah, mais je me souviens avoir lu ça quelque part !” est désormais révolue : del.icio.us me sert désormais de centre de stockage d’URL, et c’est un bonheur que de lui laisser gérer tout ça !

Un “gestionnaire de favoris en ligne”… quel intérêt ?

(si vous avez déjà une idée sur la question, zappez cette partie !)
Inutile de revenir sur l’intérêt des favoris (garder des pages intéressantes dans un coin pour y revenir plus tard), mais je peux quand même dire deux mots sur l’avantage d’utiliser des favoris del.icio.us plutôt que des favoris Internet Explorer ou des signets Firefox :

  • Les favoris sont accessibles depuis n’importe quel ordinateur. Au boulot, à la maison, chez des amis, on peut retrouver tout ce qu’on souhaite depuis n’importe quel ordinateur. Il suffit pour cela d’un login / mot de passe. De la même manière, on ne risque plus de perdre tous ses favoris suite à un réinstall sauvage de Windows.
  • Classement simplifié. Del.icio.us ne marche pas avec un système de répertoire / catégorie, mais avec un système de “tags” (voir plus bas). Si ça vous est déjà arrivé de réfléchir 5 minutes pour savoir dans quelle catégorie vous alliez pouvoir classer tel ou tel lien, vous comprendrez rapidement l’intérêt de ce système (“je peux mettre ce lien dans Internet, mais ça parle aussi de pingouins… Qu’est-ce que je fais ? Je crée deux favoris ? J’en crée un dans Internet uniquement au risque de pas le retrouver dans 6 mois quand je chercherai des infos sur les pingouins ? Argh, ça me fait paniquer, je préfère laisser tomber !”)
  • Les favoris peuvent être librement partagés avec d’autres. Chacun peut aller farfouiller dans les favoris des autres pour chercher des articles, des billets, des infos intéressantes. Par exemple, si vous voulez accéder à mes favoris sur le référencement, il suffit d’aller sur cette page. Vous êtes ainsi certains de trouvers des informations déjà pertinentes, une grosse partie de tri a déjà été effectuée ! En plus, chaque page propose un flux RSS, ce qui permet de vérifier très facilement si une personne a trouvé des infos intéressantes sur un sujet en particulier. C’est cette possibilité d’interaction qui fait qu’on parle de “social bookmarking”. Del.icio.us permet aussi de rendre privés certains favoris (qui deviennent alors inaccessibles aux autres).

Comment utiliser del.icio.us ?

1. Préliminaires.

Créez un compte sur le site. Essayez de choisir un pseudo facile à retenir pour les autres, cela facilitera votre “social bookmarking experience”. Del.icio.us se base beaucoup sur l’utilisation des pseudos utilisateurs, donc soyez simples ! (pas comme moi)

Boutons del.icio.us, dans la barre de FirefoxInstallez l’extension Firefox qui permet d’ajouter des favoris en moins de deux (des boutons sont aussi dispos pour IE ou Safari). Cette extension rajoute deux boutons à gauche de la barre d’adresse (capture ci-contre). Le bouton de gauche est un lien vers sa home page perso del.icio.us, le bouton de droite permet d’ajouter la page en cours à ses favoris (comme quand on fait “Ajouter un favori” sur Internet Explorer). Maintenant, avec ces boutons, vous êtes prêts à tagger !

3. Bookmarkez comme des fous !

Quand vous lisez un article, un billet, une étude, une vidéo stupide, quoi que ce soit qui vous semble avoir un minimum d’intérêt, vous le sauvegardez ! Cliquez sur le lien à gauche de la barre d’adresse, une fenêtre s’ouvre et vous demande des informations. Les champs “Titre” et “URL” sont pré-renseignés. Vous pouvez modifier le titre pour qu’il soit plus pertinent et rajouter une description rapide si vous le souhaitez.

4. Taggez comme des fous !

Avant de sauvegarder votre bookmark, vous devez ajouter les plus important : des tags. Un tag, c’est un mot-clé. Pour chaque favori, vous pouvez ajouter autant de tags que vous le souhaitez. L’idéal est de mettre, pour chaque favori, tous les mots-clés qui vous passent par la tête. Il ne faut surtout pas se restreindre sur les mot-clés ! Lâchez-vous ! Le but est de retrouver la page sauvegardée dans un mois, 6 mois, un an, donc n’hésitez pas à être précis, on ne peut jamais savoir ce que son cerveau aura retenu ! A noter que del.icio.us vous fait des suggestions de tags, en fonction de vos propres tags existants et de ceux des autres utilisateurs de del.icio.us.

5. Naviguer dans del.icio.us

En haut de page, un petit champ texte très pratique vous permet de chercher directement les tags que vous souhaitez. Ainsi, si je veux afficher tous mes tags SEO (pour “search engine optimisation”, ou référencement), je rentre “SEO” dans le champ, mais si je veux tous mes tags SEO et “tools” (bref, tous les outils en ligne pour le référencement), je tape “seo+tools” dans le champ :
Navigation au sein de del.icio.usNavigation au sein de del.icio.us : rechercher tools + seo

Del.icio.us utilise la même arborescence, très simple, avec les URL. Pour chercher les tags SEO ou SEO+tools, je peux taper directement les adresses web http://del.icio.us/Dzey/seo ou http://del.icio.us/Dzey/seo+tools !

6. Organisez-vous !

Au bout d’un moment, vous aurez une belle petite liste de bookmarks et de tags différents. Parfois vos tags ne seront pas normalisés, vous aurez des tags “blog” et des tags “blogs”, par exemple. Del.icio.us permet de modifier a posteriori le tag “blogs” et l’associer au tag “blog” (lien “arrange tags” en bas du menu de droite).

Vous pouvez aussi créer plusieurs catégories (”Sport”, “Internet”, “Photographie”, par exemple), pour mieux naviguer dans vos tags / mots-clés. Ce n’est pas la peine d’organiser votre compte del.icio.us trop souvent, cinq minutes tous les mois peuvent largement suffir.

Explorez les possibilités du “social bookmarking”

7. Page enregistrées par plusieurs utilisateurs.

Quand une page a été enregistrée par plusieurs personnes, del.icio.us s’empresse de vous le faire savoir :

Certains articles peuvent avoir été sauvegardés par d'autres utilisateurs

Si vous cliquez sur le lien “saved by 55 other people“, vous pouvez aller sur les comptes des autres utilisateurs qui ont enregistré cette page, et comme vous partagez certains intérêts avec elle, vous risquez fortement de trouver d’autres choses qui vous intéressent. On peut facilement passer des heures à naviguer sur les bookmarks des autres, c’est généralement très instructif !
8. “Tu me le delicious ?” : les liens que d’autres personnes vous conseillent.

Quand vous enregistrez une page, vous pouvez aussi l’envoyer à quelqu’un très simplement, en mettant le tag “for:pseudo-personne”. Si vous voulez me faire part d’un article qui vous semble intéressant, taggez le avec vos propres mots-clés et ajoutez le tag “for:Dzey”. Je le recevrai dans ma rubrique “links for you” :

Avec del.icio.us, on peut envoyer des liens à  d'autres utilisateurs très facilement

9. Inbox : pour faire de la veille

Un peu de la même manière, si vous savez que l’utilisateur “Bob36″ déniche toujours des infos intéressantes sur la culture des champignons, vous pouvez aller dans votre “Inbox” et demander à ce que del.icio.us vous envoit (dans votre Inbox, donc) tous les liens de l’utilisateur “Bob36″ qui sont taggés avec le mot-clé “mushroom”. Comme ça, Bob recherche les infos pour vous ! :-) .

Autre solution pour faire une veille sur le mot-clé d’un utilisateur : aller sur la page de Bob36 qui recense tous ses tags “mushrooms” (URL : del.icio.us/Bob36/mushrooms) et utiliser le flux RSS associé (lien “RSS feed for this page”, en bas de la page) avec votre aggrégateur de flux favori !

10. Surveillez votre réseau et vos fans.

Votre network va s’étoffer peu à peu, vous y croiserez des profils intéressants, avec les mêmes centres d’intérêts que vous. Vous pouvez même jouer au flemmard et attendre que d’autres dénichent votre profil, généralement ils valent le coup !

Aller plus loin avec del.icio.us

Del.icio.us est un système extrêmement souple et pratique, qui permet de faire beaucoup de choses. La généralisation des flux sur l’ensemble des pages, des tags, etc., permet de développer pas mal de petites fonctionnalités sans trop de difficiulté. Il est par exemple très facile de mettre en place un système qui affiche les dernières news sur un sujet, sélectionnées par un ensemble de personnes.

Sur Albumrock, par exemple, nous avons mis en place un système de veille de l’actualité musical. J’ai écrit un petit script qui génère un flux RSS “Actualité rock” en fonction des pages taggées par les différents utilisateurs d’Albumrock. Dès qu’un rédacteur tag une page avec les mots clés “Actu” et “Musique”, le lien est automatiquement rajouté dans notre rubrique actualité. Plus besoin de passer par un backoffice trop rigide, et le système est sécurisé puisque le script ne surveille que les tags des rédacteurs d’Albumrock !

Bref, del.icio.us, avec son système complètement ouvert, peut offrir des possibilités extrêmement intéressantes. Et la communauté est très active, pour preuve ce listing de tous les outils pour utiliser del.icio.us. Vous y trouverez sans doute votre bonheur !

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Google et la presse Belge : là, c’est too much

Ouais, too much comme dirait l’autre. Google a donc réellement blacklisté les sites de presse Belge comme “Le Soir”, “Libre Belgique” ou “La dernière heure” : ils n’apparaissent tout simplement plus sur la version belge du moteur de recherche (et pas uniquement sur Google News). On peut penser ce qu’on veut du procès de la presse belge (et je n’en pense pas moins), mais là ça va encore plus loin, et pas dans le bon sens…

C’est à ma connaissance la première fois que Google se sert de ses pages de résultats comme d’un moyen de pression, la première fois que Google intervient manuellement dans son algorithme pour combattre autre chose que le spam…

Bref, ça sent vraiment le roussi, il est temps de changer de crèmerie (encore que… Yahoo n’est pas non plus le roi de l’éthique… Microsoft sauvera-t-il le monde, finalement ?).

Les chauds lapins du web

Après l’étude du profil psychologique des utilisateurs d’AOL, voici une autre analyse des moeurs de la société US (sans aucune valeur scientifique, bien sûr) qui se balade sur l’infosphère. Un blogueur Américain s’est livré à une étude de cas sur les petites annonces, et plus particulièrement sur les chances qu’on y avait de trouver un partenaire sexuel !

Il a donc déposé des messages sur Craiglist (le système le plus populaire aux USA), pour les villes de New-York, Chicago et Houston, avec quatre profils différents, en proposant des relations sexuelles à qui en voulait.

Les stats sont sans appel :

  • la femme qui cherchait à coucher avec un homme a reçu entre 54 et 200 réponses (Houston étant la ville la plus pudique) ;
  • l’homme qui cherchait une femme : 0-1 réponse ;
  • l’homme bisexuel qui cherchait un homme : 6-10 réponses ;
  • la femme bisexuelle qui cherchait une femme : 0-1 réponse.

Bref, quand il s’agit de coucher avec un homme, c’est jouable ! L’inverse, c’est impossible !
Le blogueur s’étonne également de voir que quantité d’hommes envoient de simples photos de leur pénis, et que beaucoup signent de leur vrai nom, avec leur e-mail de boulot, leur photo, leur téléphone de domicile. Beaucoup admettent également, devant une totale inconnue, tromper leur femme.

L’histoire pourrait s’arrêter là si un autre blogueur, RFJason, n’avait pas décidé de faire la même chose en publiant cette fois-ci, non pas des statistiques et des analyses, mais tout simplement l’intégralité des messages (généralement bien crus comme il faut), photos (plutôt explicites également) et autres informations personnelles des chaud lapins du web…

Il n’a pas fallu longtemps pour que l’un des hommes et sa femme soient identifiés et jetés en pature sur le web. Le couple est rentré en contact avec ledit RFJason, lequel a refusé catégoriquement de supprimer ces données. Bref, tout est dévoilé, photos, noms, prénoms, conversation MSN entre les protagonistes. Bien glauque, et peu reluisant ! Le reste de l’histoire devrait se poursuivre aux tribunaux…

La morale de tout ça, c’est qu’Internet : c’est dangereux ! (bouh !).

MySpace, le chevalier blanc des zikos indépendants ?

MySpace va proposer le téléchargement de mp3, sans drm, grâce à une alliance avec Snocap, une société de gestion de droits d’auteurs digitaux. Le plus gros réseau social du monde compte devenir rapidement le plus gros magasin en ligne de musique indépendante. Les artistes pourront profiter de la plateforme pour vendre leurs titres, dont ils fixeront le prix. Le paiement s’effectuera via Paypal, et les artistes revereseront une comission sur chaque vente (le montant n’est pas précisé).

Des solutions existaient déjà, mais restaient relativement peu connue du public. L’arrivée de MySpace dans la marre changera-t-elle la donne ? Le modèle de MySpace, qui passe par la discussion, la recommendation et le buzz, semble justement parfaite pour les indépendants.

Téléchargement de livres : Google ou l’eugénisme documentaire

On apprenait hier que Google proposait désormais le téléchargement gratuit, en PDF, de livres tombés dans le domaine public. Cette étape supplémentaire dans le gigantesque projet de numérisation de l’ogre Californien est a priori excellente nouvelle. Olivier (Affordance) ne l’entend pas de cette oreille : après lecture du contrat, c’est finalement Google qui se taille la plus grosse part du gâteau :

Au final le marché de dupe est le suivant : [après numérisation, ] chacun des 2 partenaires reçoit “sa” copie, une copie à usage interne si l’on veut. Mais le marchand (Google) s’ouvre tous les droits sur la sienne et les copies de la sienne (impression, téléchargement, revente …) et impose au bibliothécaire un usage fermé et stérile de la sienne (pas de revente ni de cession, pas de téléchargement depuis les sites universitaires, etc.). Une forme revendiquée d’eugénisme documentaire.

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