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Archive for September, 2006

del.icio.us : 10 astuces pour dompter la bête

S’il y a un site qui a changé ma vie, c’est bien del.icio.us. Je l’utilise depuis près de 8 mois, et depuis je retrouve tout ce que je veux sur le web. L’ère du “ah, mais je me souviens avoir lu ça quelque part !” est désormais révolue : del.icio.us me sert désormais de centre de stockage d’URL, et c’est un bonheur que de lui laisser gérer tout ça !

Un “gestionnaire de favoris en ligne”… quel intérêt ?

(si vous avez déjà une idée sur la question, zappez cette partie !)
Inutile de revenir sur l’intérêt des favoris (garder des pages intéressantes dans un coin pour y revenir plus tard), mais je peux quand même dire deux mots sur l’avantage d’utiliser des favoris del.icio.us plutôt que des favoris Internet Explorer ou des signets Firefox :

  • Les favoris sont accessibles depuis n’importe quel ordinateur. Au boulot, à la maison, chez des amis, on peut retrouver tout ce qu’on souhaite depuis n’importe quel ordinateur. Il suffit pour cela d’un login / mot de passe. De la même manière, on ne risque plus de perdre tous ses favoris suite à un réinstall sauvage de Windows.
  • Classement simplifié. Del.icio.us ne marche pas avec un système de répertoire / catégorie, mais avec un système de “tags” (voir plus bas). Si ça vous est déjà arrivé de réfléchir 5 minutes pour savoir dans quelle catégorie vous alliez pouvoir classer tel ou tel lien, vous comprendrez rapidement l’intérêt de ce système (“je peux mettre ce lien dans Internet, mais ça parle aussi de pingouins… Qu’est-ce que je fais ? Je crée deux favoris ? J’en crée un dans Internet uniquement au risque de pas le retrouver dans 6 mois quand je chercherai des infos sur les pingouins ? Argh, ça me fait paniquer, je préfère laisser tomber !”)
  • Les favoris peuvent être librement partagés avec d’autres. Chacun peut aller farfouiller dans les favoris des autres pour chercher des articles, des billets, des infos intéressantes. Par exemple, si vous voulez accéder à mes favoris sur le référencement, il suffit d’aller sur cette page. Vous êtes ainsi certains de trouvers des informations déjà pertinentes, une grosse partie de tri a déjà été effectuée ! En plus, chaque page propose un flux RSS, ce qui permet de vérifier très facilement si une personne a trouvé des infos intéressantes sur un sujet en particulier. C’est cette possibilité d’interaction qui fait qu’on parle de “social bookmarking”. Del.icio.us permet aussi de rendre privés certains favoris (qui deviennent alors inaccessibles aux autres).

Comment utiliser del.icio.us ?

1. Préliminaires.

Créez un compte sur le site. Essayez de choisir un pseudo facile à retenir pour les autres, cela facilitera votre “social bookmarking experience”. Del.icio.us se base beaucoup sur l’utilisation des pseudos utilisateurs, donc soyez simples ! (pas comme moi)

Boutons del.icio.us, dans la barre de FirefoxInstallez l’extension Firefox qui permet d’ajouter des favoris en moins de deux (des boutons sont aussi dispos pour IE ou Safari). Cette extension rajoute deux boutons à gauche de la barre d’adresse (capture ci-contre). Le bouton de gauche est un lien vers sa home page perso del.icio.us, le bouton de droite permet d’ajouter la page en cours à ses favoris (comme quand on fait “Ajouter un favori” sur Internet Explorer). Maintenant, avec ces boutons, vous êtes prêts à tagger !

3. Bookmarkez comme des fous !

Quand vous lisez un article, un billet, une étude, une vidéo stupide, quoi que ce soit qui vous semble avoir un minimum d’intérêt, vous le sauvegardez ! Cliquez sur le lien à gauche de la barre d’adresse, une fenêtre s’ouvre et vous demande des informations. Les champs “Titre” et “URL” sont pré-renseignés. Vous pouvez modifier le titre pour qu’il soit plus pertinent et rajouter une description rapide si vous le souhaitez.

4. Taggez comme des fous !

Avant de sauvegarder votre bookmark, vous devez ajouter les plus important : des tags. Un tag, c’est un mot-clé. Pour chaque favori, vous pouvez ajouter autant de tags que vous le souhaitez. L’idéal est de mettre, pour chaque favori, tous les mots-clés qui vous passent par la tête. Il ne faut surtout pas se restreindre sur les mot-clés ! Lâchez-vous ! Le but est de retrouver la page sauvegardée dans un mois, 6 mois, un an, donc n’hésitez pas à être précis, on ne peut jamais savoir ce que son cerveau aura retenu ! A noter que del.icio.us vous fait des suggestions de tags, en fonction de vos propres tags existants et de ceux des autres utilisateurs de del.icio.us.

5. Naviguer dans del.icio.us

En haut de page, un petit champ texte très pratique vous permet de chercher directement les tags que vous souhaitez. Ainsi, si je veux afficher tous mes tags SEO (pour “search engine optimisation”, ou référencement), je rentre “SEO” dans le champ, mais si je veux tous mes tags SEO et “tools” (bref, tous les outils en ligne pour le référencement), je tape “seo+tools” dans le champ :
Navigation au sein de del.icio.usNavigation au sein de del.icio.us : rechercher tools + seo

Del.icio.us utilise la même arborescence, très simple, avec les URL. Pour chercher les tags SEO ou SEO+tools, je peux taper directement les adresses web http://del.icio.us/Dzey/seo ou http://del.icio.us/Dzey/seo+tools !

6. Organisez-vous !

Au bout d’un moment, vous aurez une belle petite liste de bookmarks et de tags différents. Parfois vos tags ne seront pas normalisés, vous aurez des tags “blog” et des tags “blogs”, par exemple. Del.icio.us permet de modifier a posteriori le tag “blogs” et l’associer au tag “blog” (lien “arrange tags” en bas du menu de droite).

Vous pouvez aussi créer plusieurs catégories (”Sport”, “Internet”, “Photographie”, par exemple), pour mieux naviguer dans vos tags / mots-clés. Ce n’est pas la peine d’organiser votre compte del.icio.us trop souvent, cinq minutes tous les mois peuvent largement suffir.

Explorez les possibilités du “social bookmarking”

7. Page enregistrées par plusieurs utilisateurs.

Quand une page a été enregistrée par plusieurs personnes, del.icio.us s’empresse de vous le faire savoir :

Certains articles peuvent avoir été sauvegardés par d'autres utilisateurs

Si vous cliquez sur le lien “saved by 55 other people“, vous pouvez aller sur les comptes des autres utilisateurs qui ont enregistré cette page, et comme vous partagez certains intérêts avec elle, vous risquez fortement de trouver d’autres choses qui vous intéressent. On peut facilement passer des heures à naviguer sur les bookmarks des autres, c’est généralement très instructif !
8. “Tu me le delicious ?” : les liens que d’autres personnes vous conseillent.

Quand vous enregistrez une page, vous pouvez aussi l’envoyer à quelqu’un très simplement, en mettant le tag “for:pseudo-personne”. Si vous voulez me faire part d’un article qui vous semble intéressant, taggez le avec vos propres mots-clés et ajoutez le tag “for:Dzey”. Je le recevrai dans ma rubrique “links for you” :

Avec del.icio.us, on peut envoyer des liens à  d'autres utilisateurs très facilement

9. Inbox : pour faire de la veille

Un peu de la même manière, si vous savez que l’utilisateur “Bob36″ déniche toujours des infos intéressantes sur la culture des champignons, vous pouvez aller dans votre “Inbox” et demander à ce que del.icio.us vous envoit (dans votre Inbox, donc) tous les liens de l’utilisateur “Bob36″ qui sont taggés avec le mot-clé “mushroom”. Comme ça, Bob recherche les infos pour vous ! :-) .

Autre solution pour faire une veille sur le mot-clé d’un utilisateur : aller sur la page de Bob36 qui recense tous ses tags “mushrooms” (URL : del.icio.us/Bob36/mushrooms) et utiliser le flux RSS associé (lien “RSS feed for this page”, en bas de la page) avec votre aggrégateur de flux favori !

10. Surveillez votre réseau et vos fans.

Votre network va s’étoffer peu à peu, vous y croiserez des profils intéressants, avec les mêmes centres d’intérêts que vous. Vous pouvez même jouer au flemmard et attendre que d’autres dénichent votre profil, généralement ils valent le coup !

Aller plus loin avec del.icio.us

Del.icio.us est un système extrêmement souple et pratique, qui permet de faire beaucoup de choses. La généralisation des flux sur l’ensemble des pages, des tags, etc., permet de développer pas mal de petites fonctionnalités sans trop de difficiulté. Il est par exemple très facile de mettre en place un système qui affiche les dernières news sur un sujet, sélectionnées par un ensemble de personnes.

Sur Albumrock, par exemple, nous avons mis en place un système de veille de l’actualité musical. J’ai écrit un petit script qui génère un flux RSS “Actualité rock” en fonction des pages taggées par les différents utilisateurs d’Albumrock. Dès qu’un rédacteur tag une page avec les mots clés “Actu” et “Musique”, le lien est automatiquement rajouté dans notre rubrique actualité. Plus besoin de passer par un backoffice trop rigide, et le système est sécurisé puisque le script ne surveille que les tags des rédacteurs d’Albumrock !

Bref, del.icio.us, avec son système complètement ouvert, peut offrir des possibilités extrêmement intéressantes. Et la communauté est très active, pour preuve ce listing de tous les outils pour utiliser del.icio.us. Vous y trouverez sans doute votre bonheur !

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MySpace, le chevalier blanc des zikos indépendants ?

MySpace va proposer le téléchargement de mp3, sans drm, grâce à une alliance avec Snocap, une société de gestion de droits d’auteurs digitaux. Le plus gros réseau social du monde compte devenir rapidement le plus gros magasin en ligne de musique indépendante. Les artistes pourront profiter de la plateforme pour vendre leurs titres, dont ils fixeront le prix. Le paiement s’effectuera via Paypal, et les artistes revereseront une comission sur chaque vente (le montant n’est pas précisé).

Des solutions existaient déjà, mais restaient relativement peu connue du public. L’arrivée de MySpace dans la marre changera-t-elle la donne ? Le modèle de MySpace, qui passe par la discussion, la recommendation et le buzz, semble justement parfaite pour les indépendants.

Un script pout importer une grosse base de données mysql sans problème de timout

Attention, c’est un truc de codeurs ! ;)

Tout ceux qui doivent gérer des bases de données un tout petit peu grosses se sont déjà trouvés confrontés au problème du timout. Souvent, sur un hébergement mutualisé, le temps d’exécution maximum du script est réduit à 10 secondes, là où on a parfois besoin de vingt, trente secondes pour importer une base de données de plusieurs dizaines de méga octets (ou pour effectuer n’importer quelle autre tache).

C’est ce qui m’est arrivé la nuit dernière : damned, bloqué par un timout à 10 secondes ! Auparavant, je scindais la requête en plusieurs petites requêtes, mais là je me suis résolu à investir quelques minutes en recherches et expérimentations, et je suis tombé sur un script de toute beauté : Bigdump. Le principe est limpide : on upload le script PHP sur son serveur, ainsi qu’un fichier texte qui contient les requêtes SQL à exécuter. On lance le script, et hop, il se charge tout seul d’exécuter les requêtes sql en plusieurs étapes… C’est magique, et c’est surtout super pratique !

Voici la marche à suivre, en sept étapes :

1. Télécharger BigDump : http://www.ozerov.de/bigdump.php.

2. Editer le fichier de configuration pour renseigner les informations de connexion la base de donnes. On parle de la base de donnes sur laquelle on va importer les donnes. Ne pas oublier de renseigner la variable “db_connection_char_set”, lui donner la valeur ‘utf8′.

3. Uploader ce fichier quelque part sur votre site. Par exemple : http://www.example.com/bigdump/bigdump.php

4. Exporter depuis phpMyAdmin les tables que vous voulez importer sur l’autre base. Choisir le format utf-8 (si le menu déroulant n’est pas proposé, c’est généralement qu’utf8 est choisi par défaut. Dans la section “Données”, sélectionnez “Insertion complètes” et “Encoder les champs binaires en hexadécimal”. Vous pouvez tout mettre dans un seul fichier (structure et donnes). Enregistrer le fichier .sql sur votre disque dur.

5. Uploader le fichier .sql dans le mme répertoire que le fichier bigdump.php. On peut soit passer par un FTP, soit par un formulaire qui s’affiche sur la page.

6. Charger la page http://www.example.com/bigdump/bigdump.php.

7. Cliquer sur “Start Import” en face du fichier que vous souhaitez importer, et c’est parti !

Le script exécute toutes les requêtes, en rechargeant plusieurs fois la page avec du javascript pour ne pas aller au delà du timout (il faut donc activer javascript).

Merci BigDump !

Wikipedia sur le portable à 100$ du MIT

Ce n’est pas un scoop mais je viens de l’apprendre : Wikipedia sera intégré aux ordinateurs portables à 100$ développés par le MIT. Les articles seront bien entendu offline. Ils feront également l’objet d’une sélection par l’association qui a lancée le projet.

Sur Wikipedia, via Wired.

Les chauds lapins du web

Après l’étude du profil psychologique des utilisateurs d’AOL, voici une autre analyse des moeurs de la société US (sans aucune valeur scientifique, bien sûr) qui se balade sur l’infosphère. Un blogueur Américain s’est livré à une étude de cas sur les petites annonces, et plus particulièrement sur les chances qu’on y avait de trouver un partenaire sexuel !

Il a donc déposé des messages sur Craiglist (le système le plus populaire aux USA), pour les villes de New-York, Chicago et Houston, avec quatre profils différents, en proposant des relations sexuelles à qui en voulait.

Les stats sont sans appel :

  • la femme qui cherchait à coucher avec un homme a reçu entre 54 et 200 réponses (Houston étant la ville la plus pudique) ;
  • l’homme qui cherchait une femme : 0-1 réponse ;
  • l’homme bisexuel qui cherchait un homme : 6-10 réponses ;
  • la femme bisexuelle qui cherchait une femme : 0-1 réponse.

Bref, quand il s’agit de coucher avec un homme, c’est jouable ! L’inverse, c’est impossible !
Le blogueur s’étonne également de voir que quantité d’hommes envoient de simples photos de leur pénis, et que beaucoup signent de leur vrai nom, avec leur e-mail de boulot, leur photo, leur téléphone de domicile. Beaucoup admettent également, devant une totale inconnue, tromper leur femme.

L’histoire pourrait s’arrêter là si un autre blogueur, RFJason, n’avait pas décidé de faire la même chose en publiant cette fois-ci, non pas des statistiques et des analyses, mais tout simplement l’intégralité des messages (généralement bien crus comme il faut), photos (plutôt explicites également) et autres informations personnelles des chaud lapins du web…

Il n’a pas fallu longtemps pour que l’un des hommes et sa femme soient identifiés et jetés en pature sur le web. Le couple est rentré en contact avec ledit RFJason, lequel a refusé catégoriquement de supprimer ces données. Bref, tout est dévoilé, photos, noms, prénoms, conversation MSN entre les protagonistes. Bien glauque, et peu reluisant ! Le reste de l’histoire devrait se poursuivre aux tribunaux…

La morale de tout ça, c’est qu’Internet : c’est dangereux ! (bouh !).

Google et la presse Belge : là, c’est too much

Ouais, too much comme dirait l’autre. Google a donc réellement blacklisté les sites de presse Belge comme “Le Soir”, “Libre Belgique” ou “La dernière heure” : ils n’apparaissent tout simplement plus sur la version belge du moteur de recherche (et pas uniquement sur Google News). On peut penser ce qu’on veut du procès de la presse belge (et je n’en pense pas moins), mais là ça va encore plus loin, et pas dans le bon sens…

C’est à ma connaissance la première fois que Google se sert de ses pages de résultats comme d’un moyen de pression, la première fois que Google intervient manuellement dans son algorithme pour combattre autre chose que le spam…

Bref, ça sent vraiment le roussi, il est temps de changer de crèmerie (encore que… Yahoo n’est pas non plus le roi de l’éthique… Microsoft sauvera-t-il le monde, finalement ?).