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Archive for April, 2006

Temps que mettent les liens pour améliorer le positionnement d’un site

Rand Fishkin a effectué des tests sur l’évolution de positionnement d’un site grâce aux liens, et il lui a fallu 10 semaines pour voir une amélioration sensible de son positionnement (en passant de la position 8/12 à la 1ère sur la plupart de ses requêtes clés). Il se demande si cette sorte de “mini-sandbox” n’est pas un récent changement d’algorithme.

La rédaction et le référencement : deux ennemis jurés ?

Le New York Times vient de publier un article intitulé “This Boring Headline Is Written for Google”, qui évoque le problème du référencement pour les sites éditoriaux (abonnement requis).

En matière de site éditoriaux, les titres des articles posent en effet un sérieux problème. Non seulement ils sont très importants d’un point de vue référencement (car ils sont bien souvent repris dans le <title> de la page et dans les liens qui pointent vers l’article), mais en plus ils s’adressent à deux publics : les lecteurs et les moteurs.

  • Titres pour les lecteurs. Ils sont attractifs, drôles, utilisent des jeux de mots, des références culturelles communes, ou tout simplement des formulations un poil dynamique.
  • Titres pour les moteurs. Ils sont descriptifs, utilisent des termes génériques, parfois clichés, et sont un poil ennuyants (en plus d’être formatés bien souvent de la même manière).

Un exemple particulièrement frappant est fourni dans l’article du NY Times. On y apprend que la BBC, sur son site, peut passer de “Tulsa star: The life and career of much-loved 1960’s singer” à “Obituary: Gene Pitney

Lequel est le mieux ? La réponse n’est pas évidente, car s’il faut penser à ses lecteurs, il faut aussi penser à ses non-lecteurs, ceux qui passent par google pour trouver une information précise. Et comme on veut leur fournir la meilleure information possible, on veut être certain qu’ils tombent sur le bon article. Et personne ne tapera “much loved singer” au lieu de “Gene Vincent”. Avec un titre sur mesure pour le référencement, on a plus de chances de fournir des bonnes réponses aux internautes, mais on est un peu plus ennuyeux pour ses vrais lecteurs.

Avoir deux types de titres est donc une solution convenable, mais on peut certainement faire mieux. Pour Danny Sullivan, en effet, la réponse est aussi à chercher du côté de la formation des journalistes, qui doivent inclure dans leurs articles les requêtes clés, si possible dans les premiers mots du papier (voire du titre).

Journalists, they say, would be wise to do a little keyword research to determine the two or three most-searched words that relate to their subject and then include them in the first few sentences. “That’s not something they teach in journalism schools,” said Danny Sullivan, editor of SearchEngineWatch, an online newsletter. “But in the future, they should.”

Et dire que ce problème avait été résolu avec les meta keywords, tsss…

Google Story

Google StoryGoogle Story
David A. Vise et Mark Malseed, Dunod, 314 pages, 23 €

Le livre est sorti le 9 mars dernier, et au bout d’un mois d’allers-retours dans le bus, j’ai enfin pu le finir ! J’avais un peu peur de tomber sur une éloge sans concession de Google (l’introduction compare l’arrivée de Google avec l’invention de l’imprimerie…), mais finalement la lecture s’avère très plaisante, et on y apprend pas mal de choses.

La partie la plus intéressante concerne à mon sens les débuts de Google à Stanford et les premiers pas de l’entreprise dans le monde du privé. On découvre deux étudiants talentueux et légèrement barrés, constamment embrouillés dans des joutes verbales sans fin et habités d’idées loufoques (à la base, Page voulait tout simplement télécharger Internet…). Impossible de ne pas éprouver de la sympathie pour les futurs maîtres du monde de l’information. Impossible également de ne pas pâlir d’envie devant l’Université de Stanford, qui a sû se doter des structures nécessaires pour soutenir tous ses étudiants et les pousser à investir dans leur propre société.

Entre toutes les anecdotes croustillantes, le plus surprenant est de constater que les “petits plus” Google étaient là dès le début, depuis les logos qui changent régulièrement en fonction de l’actualité jusqu’aux fameux repas gratuits pour les employés, on voit clairement que ce n’est ni l’argent ni le succès qui ont fait ces petits plus, mais tout simplement la mentalité de ses deux fondateurs.

Ce qui est un peu gênant, c’est parfois le côté un peu trop descriptif du livre, et peu critique… Le point de vue semble légèrement biaisé, et l’on aurait aimé quelques critiques plus négatives. Certains points faibles sont évoqués (par exemple, si Google n’autorise pas les pubs pour les armes à feu, il autorise les pubs pour les silencieux ou les balles, ce point est bien évoqué). Les auteurs consacrent également quelques pages sur la fraude au clic : c’est l’un des problèmes majeurs pour Google, mais pourquoi la société ferait-elle des efforts énormes alors même que cette fraude lui rapporte de l’argent ? (Pour rappel, la fraude au clic concerne tous les clics “artificiels” sur les publicités contextuelles affichées par Google, généralement dans le but de faire perdre de l’argent au concurrent qui affiche ces bandeaux). On passera donc sur le côté critique, les auteurs se contenant de faire leur boulot et d’évoquer des faits déjà bien connus.

Cependant, il ne faut pas bouder son plaisir. On ressort de ce livre avec quelques anecdotes amusantes (Page, par exemple, a réussi à s’assoir dans un pot de crême fraîche le jour de l’introduction en Bourse) et la conviction encore plus saisissante que Google n’est pas une boîte comme les autres. Certes, leur domination peut être effrayante, et l’idéalisme affiché de ses deux fondateurs peut l’être encore plus, mais à l’heure où l’on se plaint de la prédominance du business sur l’innovation, sur le rêve ou sur les visions à long terme, il est quand même bon de constater que le meilleur exemple actuel est capable de nous prouver le contraire.

RSS : mise en place de Feeburner

FeedBurner est un outil génial pour mettre en place des flux RSS sur son site ou son blog. Il ne permet pas de générer des flux, mais d’avoir accès à des statistiques et des options de customization très pratiques. Petit problème, le flux doit être hébergé chez FeedBurner… Voici quelques petites explications pour ruser ;)

L’utilisation classique de FeedBurner, une fois qu’on a ouvert un compte, consiste à héberger son flux chez FeedBurner, et à faire la promotion de cette URL auprès de ses internautes. L’URL ressemble alors à quelque chose comme http://feeds.feedburner.com/JeremiePottier. Dès lors, en tant qu’éditeur, vous avez accès à une véritable petite boîte à outil des flux RSS.

Problème : les flux sont hébergés chez quelqu’un d’autre. Si un jour FeedBurner devient payant, ou complètement nul, la situation peut devenir délicate, il faudra demander à ses lecteurs de changer leurs liens, c’est généralement une mauvaise idée. Autre problème : au niveau référencement, on a moins de liens vers son nom de domaine.

Une solution simple, qui résoud au moins le premier problème, consiste à fournir aux internautes l’URL hébergée sur son propre serveur (http://www.jeremiepottier.com/blog/feed/) et de mettre en place, sur cette page, une redirection 302 qui redirige vers le flux chez FeedBurner.

Si l’on désirer changer d’URL de flux, il suffit de changer la redirection 302 : les lecteurs gardent la même URL, ils ne se rendent compte de rien ! Simple, propre et efficace !

Evidemment, je n’y ai pas pensé tout seul :

I know Danny likes Feedburner, but I don’t use it because I feel a little weird about giving my RSS feeds over to someone else. Turns out that several people on the panel felt the same way. One solution that people mentioned was to keep the feeds as an internal link (e.g. feeds.zawodny.com), and then do a 302 over to Feedburner. That makes it easy to undo later if you want to take your feeds back in-house.