17/03/2006 · Catégorie Divers
On n’y pense pas assez, mais il y a un jackpot à ne pas louper, c’est celui-là :

Cela arrive quand deux pages sont pertinentes pour la requête et qu’elles appartiennent à un même site. Il arrive souvent que la page la mieux positionnée “tire” la deuxième vers le haut en la ramene à une position en dessous d’elle, alors qu’en temps normal elle serait 3 ou 4 places en dessous. C’est très plaisant à voir, et d’après Dan Thies, les gains de clic sont plus que multipliés par deux.
23/03/2006 · Catégorie Uncategorized

Référencement sur le net
Sandrine Porta, éditions d’Organisation, 190 pages, 25 â‚
Déjà , qu’on soit bien d’accord : ici, “référencement” ne veut pas dire référencement naturel, mais surtout référencement marketing (liens sponsorisés, trustfeed, etc.). Ensuite, même sur ce sujet, peu de choses nouvelles sont dites. Il s’agit plus d’un livre à destination des personnes qui débarquent dans le domaine (mais vraiment !) et qui souhaitent un panorama rapide des solutions existantes plutôt qu’un guide sur les “nouvelles méthodes gagnantes” (c’est le sous-titre du livre)… Il n’y a rien de nouveau dans ces méthodes (à part le fait qu’elles soient sur le web, mais c’est un peu léger comme excuse).
Une fois qu’on est d’accord là dessus, il y a quelques points qui pèchent un peu, comme les statistiques un peu vieilles (toutes de 2003, pour un bouquin sorti mi-2005… Quand on lit Google Trucs de Pro, sorti fin 2004, on trouve des stats de l’année en cours, ça fait un peu plus sérieux) ou encore certaines affirmations pas vraiment expliquées. Petit exemple sur la récurrence des mots-clés (un concept qui fait toujours tiquer) :
La récurrence des mots-clés d’une page “idéale” se situerait selon l’auteur entre 10 et 18% (p. 27)… Sur d’autres sources, on entend plutôt 5 / 10%, et d’après mon expérience, une écriture “naturelle” (non “optimisée”, donc) situe plus ce chiffre autour de 2% (testé sur plusieurs types de contenu, de plusieurs personnes différentes, sur plusieurs sites différents). Bref, on nous conseille ici entre 10 et 18%. Ce qui signifie que je suis censé mettre chaque mot clé une fois tous les 8 ou 10 mots ? Ça laisse peu de marge pour écrire des choses intéressantes ! Bref, voici tout à fait le genre d’affirmation qui ne donne pas envie de suivre les autres conseils prodigués par l’auteur.
Un point positif, cependant, concerne les quelques exemples concrets illustrant brièvement (mais de manière assez percutante) quelques méthodes de webmarketing mises en oeuvres sur certains sites. Attention cependant à bien sauter les quelques pages d’auto-promotion pour l’agence de l’auteur.
Bref, à conseiller essentiellement aux décideurs qui veulent un petit aperçu rapide de ce qui existe, ou aux gens du web qui souhaitent se rafraîchir un peu la mémoire.
21/03/2006 · Catégorie Uncategorized
Quand Matt Cuts demandait, début 2006, quelles étaient les améliorations que l’on souhaitait sur la recherche google, les lecteurs répondaient notamment :
- une possibilité de filtrer par date (et ne pas se retrouver avec une news datant de 2003) ;
- une possibilité de faire une recherche éditoriale ou commerciale (pour trouver de l’info ou acheter un produit, au lieu de se retrouver de plus en plus souvent avec des sites de vente en ligne).
C’est précisément sur cette dernière possibilité que s’est penché Yahoo! avec son Yahoo! Mindset, un moteur qui permet justement de filtrer l’info, grâce à un système de pondération interne et l’utilisation très simple d’une barre magique, qu’il suffit de faire glisser de gauche à droite pour modifier le type de résultats affichés :

Pourquoi une barre et pas juste des boutons à cocher ? Déjà parce que une barre, c’est plus Web2.0, et aussi parce que Yahoo considère que certains sites peuvent donner de l’information ET inciter à vendre (dans l’idée, je suppose qu’amazon est un site de vente, mais avec du contenu, comme des critiques).
Petit problème : pour ma part j’ai plutôt tendance à chercher uniquement de l’info OU uniquement un site de commerce (donc à droite toute, ou à gauche toute), pas un site qui fait “un peu des deux” (barre au centre)… Donc si j’ai bien compris, les sites de vente qui proposent de l’info éditoriale sur leur produit (comme amazon) auront une barre à peu près au milieu, et donc personne ne les trouvera jamais ?? Heureusement, Yahoo est pas si con, et l’on retrouve Amazon à gauche (bizness) toute : tout finit bien
Pour chaque site listé dans la page de résultats, Yahoo! Mindset attribue une petite jauge : plus elle est remplie à droite (et en rouge), plus c’est de l’information, plus elle est remplie à gauche (et en bleu), plus c’est du business. Ici, par exemple, on voit tout de suite que c’est un site d’information :

Super, non ?
Et ça marche ?
Sur “french cuisine” (…), j’ai essentiellement eu droit à des sites d’informations (des recettes, surtout), même sur les sites notés comme commerciaux. Sur “running shoes” (je fais ce que je peux pour l’originalité !), par contre, j’ai eu plus de chance : les estimations de Yahoo correspondaient parfaitement à la réalité.
Beaucoup de sites n’ont apparemment pas été analysés par Yahoo et affichent une jauge vide, mais l’idée est prometteuse ! Il suffirait de coupler ça à la recherche de blogs et à l’actu, et on pourrait presque trouver ce qu’on veut sur le web !
23/03/2006 · Catégorie SEO
Quand il y a duplicate-content, google choisi une page et référence celle qu’il “préfère”, généralement en choisissant l’URL la plus propre (que l’on appelle “URL canonique”, ou “canonical url”. Voici ce qu’en dit Matt Cutts :
Q: What is a canonical url? Do you have to use such a weird word, anyway?
A: Sorry that it’s a strange word; that’s what we call it around Google. Canonicalization is the process of picking the best url when there are several choices, and it usually refers to home pages. For example, most people would consider these the same urls:
- www.example.com
- example.com/
- www.example.com/index.html
- example.com/home.asp
But technically all of these urls are different. A web server could return completely different content for all the urls above. When Google “canonicalizes” a url, we try to pick the url that seems like the best representative from that set.
24/03/2006 · Catégorie Web, Fun
Google pense même à ceux qui ont perdu leur ordi…
24/03/2006 · Catégorie SEO
Youpi !
Voila vient de me confirmer la soumission de Réflexiences ! (la soumission, pas l’indexation…). Reste plus qu’à attendre que les pages soient examinées par les professionnels acharnés et réactifs qui se cachent derrière cette grande fierté nationale… Ah oui, petite précision, j’ai soumis cette url il y a 6 mois
.
Je vais essayer de suivre l’évolution du référencement dans ce moteur en commentaires (quoique d’ici � ce que ça bouge, je me serai peut-être mis au vidéo blogging).
Bonjour,
Nous avons le plaisir de vous confirmer la soumission de votre site web : http://www.reflexiences.com
Cette confirmation de soumission ne signifie pas que votre site sera automatiquement inséré dans le guide. En effet, chaque site soumis est sélectionné, et commenté par une équipe de documentalistes, en fonction de certains critères éditoriaux. Pour en savoir plus sur nos critères de sélection, vous pouvez consulter notre aide.
Par ailleurs, en raison d’un grand nombre de soumissions, nous ne pouvons vous garantir de délai de prise en compte.
Si vous souhaitez raccourcir les délais de traitement de votre demande, nous vous rappelons que l’offre de Soumission Express garantit une évaluation de votre site sous 7 jours ouvrés, ainsi qu’une information personnalisée � chaque étape du traitement de votre soumission (acceptation ou non de votre site, insertion dans le Guide).
Nous vous remercions de votre confiance,
L’équipe du Guide Voila
29/09/2006 · Catégorie Web
S’il y a un site qui a changé ma vie, c’est bien del.icio.us. Je l’utilise depuis près de 8 mois, et depuis je retrouve tout ce que je veux sur le web. L’ère du “ah, mais je me souviens avoir lu ça quelque part !” est désormais révolue : del.icio.us me sert désormais de centre de stockage d’URL, et c’est un bonheur que de lui laisser gérer tout ça !
Un “gestionnaire de favoris en ligne”… quel intérêt ?
(si vous avez déjà une idée sur la question, zappez cette partie !)
Inutile de revenir sur l’intérêt des favoris (garder des pages intéressantes dans un coin pour y revenir plus tard), mais je peux quand même dire deux mots sur l’avantage d’utiliser des favoris del.icio.us plutôt que des favoris Internet Explorer ou des signets Firefox :
- Les favoris sont accessibles depuis n’importe quel ordinateur. Au boulot, à la maison, chez des amis, on peut retrouver tout ce qu’on souhaite depuis n’importe quel ordinateur. Il suffit pour cela d’un login / mot de passe. De la même manière, on ne risque plus de perdre tous ses favoris suite à un réinstall sauvage de Windows.
- Classement simplifié. Del.icio.us ne marche pas avec un système de répertoire / catégorie, mais avec un système de “tags” (voir plus bas). Si ça vous est déjà arrivé de réfléchir 5 minutes pour savoir dans quelle catégorie vous alliez pouvoir classer tel ou tel lien, vous comprendrez rapidement l’intérêt de ce système (“je peux mettre ce lien dans Internet, mais ça parle aussi de pingouins… Qu’est-ce que je fais ? Je crée deux favoris ? J’en crée un dans Internet uniquement au risque de pas le retrouver dans 6 mois quand je chercherai des infos sur les pingouins ? Argh, ça me fait paniquer, je préfère laisser tomber !”)
- Les favoris peuvent être librement partagés avec d’autres. Chacun peut aller farfouiller dans les favoris des autres pour chercher des articles, des billets, des infos intéressantes. Par exemple, si vous voulez accéder à mes favoris sur le référencement, il suffit d’aller sur cette page. Vous êtes ainsi certains de trouvers des informations déjà pertinentes, une grosse partie de tri a déjà été effectuée ! En plus, chaque page propose un flux RSS, ce qui permet de vérifier très facilement si une personne a trouvé des infos intéressantes sur un sujet en particulier. C’est cette possibilité d’interaction qui fait qu’on parle de “social bookmarking”. Del.icio.us permet aussi de rendre privés certains favoris (qui deviennent alors inaccessibles aux autres).
Comment utiliser del.icio.us ?
1. Préliminaires.
Créez un compte sur le site. Essayez de choisir un pseudo facile à retenir pour les autres, cela facilitera votre “social bookmarking experience”. Del.icio.us se base beaucoup sur l’utilisation des pseudos utilisateurs, donc soyez simples ! (pas comme moi)
Installez l’extension Firefox qui permet d’ajouter des favoris en moins de deux (des boutons sont aussi dispos pour IE ou Safari). Cette extension rajoute deux boutons à gauche de la barre d’adresse (capture ci-contre). Le bouton de gauche est un lien vers sa home page perso del.icio.us, le bouton de droite permet d’ajouter la page en cours à ses favoris (comme quand on fait “Ajouter un favori” sur Internet Explorer). Maintenant, avec ces boutons, vous êtes prêts à tagger !
3. Bookmarkez comme des fous !
Quand vous lisez un article, un billet, une étude, une vidéo stupide, quoi que ce soit qui vous semble avoir un minimum d’intérêt, vous le sauvegardez ! Cliquez sur le lien à gauche de la barre d’adresse, une fenêtre s’ouvre et vous demande des informations. Les champs “Titre” et “URL” sont pré-renseignés. Vous pouvez modifier le titre pour qu’il soit plus pertinent et rajouter une description rapide si vous le souhaitez.
4. Taggez comme des fous !
Avant de sauvegarder votre bookmark, vous devez ajouter les plus important : des tags. Un tag, c’est un mot-clé. Pour chaque favori, vous pouvez ajouter autant de tags que vous le souhaitez. L’idéal est de mettre, pour chaque favori, tous les mots-clés qui vous passent par la tête. Il ne faut surtout pas se restreindre sur les mot-clés ! Lâchez-vous ! Le but est de retrouver la page sauvegardée dans un mois, 6 mois, un an, donc n’hésitez pas à être précis, on ne peut jamais savoir ce que son cerveau aura retenu ! A noter que del.icio.us vous fait des suggestions de tags, en fonction de vos propres tags existants et de ceux des autres utilisateurs de del.icio.us.
5. Naviguer dans del.icio.us
En haut de page, un petit champ texte très pratique vous permet de chercher directement les tags que vous souhaitez. Ainsi, si je veux afficher tous mes tags SEO (pour “search engine optimisation”, ou référencement), je rentre “SEO” dans le champ, mais si je veux tous mes tags SEO et “tools” (bref, tous les outils en ligne pour le référencement), je tape “seo+tools” dans le champ :


Del.icio.us utilise la même arborescence, très simple, avec les URL. Pour chercher les tags SEO ou SEO+tools, je peux taper directement les adresses web http://del.icio.us/Dzey/seo ou http://del.icio.us/Dzey/seo+tools !
6. Organisez-vous !
Au bout d’un moment, vous aurez une belle petite liste de bookmarks et de tags différents. Parfois vos tags ne seront pas normalisés, vous aurez des tags “blog” et des tags “blogs”, par exemple. Del.icio.us permet de modifier a posteriori le tag “blogs” et l’associer au tag “blog” (lien “arrange tags” en bas du menu de droite).
Vous pouvez aussi créer plusieurs catégories (”Sport”, “Internet”, “Photographie”, par exemple), pour mieux naviguer dans vos tags / mots-clés. Ce n’est pas la peine d’organiser votre compte del.icio.us trop souvent, cinq minutes tous les mois peuvent largement suffir.
Explorez les possibilités du “social bookmarking”
7. Page enregistrées par plusieurs utilisateurs.
Quand une page a été enregistrée par plusieurs personnes, del.icio.us s’empresse de vous le faire savoir :

Si vous cliquez sur le lien “saved by 55 other people“, vous pouvez aller sur les comptes des autres utilisateurs qui ont enregistré cette page, et comme vous partagez certains intérêts avec elle, vous risquez fortement de trouver d’autres choses qui vous intéressent. On peut facilement passer des heures à naviguer sur les bookmarks des autres, c’est généralement très instructif !
8. “Tu me le delicious ?” : les liens que d’autres personnes vous conseillent.
Quand vous enregistrez une page, vous pouvez aussi l’envoyer à quelqu’un très simplement, en mettant le tag “for:pseudo-personne”. Si vous voulez me faire part d’un article qui vous semble intéressant, taggez le avec vos propres mots-clés et ajoutez le tag “for:Dzey”. Je le recevrai dans ma rubrique “links for you” :

9. Inbox : pour faire de la veille
Un peu de la même manière, si vous savez que l’utilisateur “Bob36″ déniche toujours des infos intéressantes sur la culture des champignons, vous pouvez aller dans votre “Inbox” et demander à ce que del.icio.us vous envoit (dans votre Inbox, donc) tous les liens de l’utilisateur “Bob36″ qui sont taggés avec le mot-clé “mushroom”. Comme ça, Bob recherche les infos pour vous !
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Autre solution pour faire une veille sur le mot-clé d’un utilisateur : aller sur la page de Bob36 qui recense tous ses tags “mushrooms” (URL : del.icio.us/Bob36/mushrooms) et utiliser le flux RSS associé (lien “RSS feed for this page”, en bas de la page) avec votre aggrégateur de flux favori !
10. Surveillez votre réseau et vos fans.
Votre network va s’étoffer peu à peu, vous y croiserez des profils intéressants, avec les mêmes centres d’intérêts que vous. Vous pouvez même jouer au flemmard et attendre que d’autres dénichent votre profil, généralement ils valent le coup !
Aller plus loin avec del.icio.us
Del.icio.us est un système extrêmement souple et pratique, qui permet de faire beaucoup de choses. La généralisation des flux sur l’ensemble des pages, des tags, etc., permet de développer pas mal de petites fonctionnalités sans trop de difficiulté. Il est par exemple très facile de mettre en place un système qui affiche les dernières news sur un sujet, sélectionnées par un ensemble de personnes.
Sur Albumrock, par exemple, nous avons mis en place un système de veille de l’actualité musical. J’ai écrit un petit script qui génère un flux RSS “Actualité rock” en fonction des pages taggées par les différents utilisateurs d’Albumrock. Dès qu’un rédacteur tag une page avec les mots clés “Actu” et “Musique”, le lien est automatiquement rajouté dans notre rubrique actualité. Plus besoin de passer par un backoffice trop rigide, et le système est sécurisé puisque le script ne surveille que les tags des rédacteurs d’Albumrock !
Bref, del.icio.us, avec son système complètement ouvert, peut offrir des possibilités extrêmement intéressantes. Et la communauté est très active, pour preuve ce listing de tous les outils pour utiliser del.icio.us. Vous y trouverez sans doute votre bonheur !
Technorati Tags: del.icio.us, tips, conseils, social bookmarking, recherche, information, favoris
11/04/2006 · Catégorie SEO
Rand Fishkin a effectué des tests sur l’évolution de positionnement d’un site grâce aux liens, et il lui a fallu 10 semaines pour voir une amélioration sensible de son positionnement (en passant de la position 8/12 à la 1ère sur la plupart de ses requêtes clés). Il se demande si cette sorte de “mini-sandbox” n’est pas un récent changement d’algorithme.
11/04/2006 · Catégorie SEO
Le New York Times vient de publier un article intitulé “This Boring Headline Is Written for Google”, qui évoque le problème du référencement pour les sites éditoriaux (abonnement requis).
En matière de site éditoriaux, les titres des articles posent en effet un sérieux problème. Non seulement ils sont très importants d’un point de vue référencement (car ils sont bien souvent repris dans le <title> de la page et dans les liens qui pointent vers l’article), mais en plus ils s’adressent à deux publics : les lecteurs et les moteurs.
- Titres pour les lecteurs. Ils sont attractifs, drôles, utilisent des jeux de mots, des références culturelles communes, ou tout simplement des formulations un poil dynamique.
- Titres pour les moteurs. Ils sont descriptifs, utilisent des termes génériques, parfois clichés, et sont un poil ennuyants (en plus d’être formatés bien souvent de la même manière).
Un exemple particulièrement frappant est fourni dans l’article du NY Times. On y apprend que la BBC, sur son site, peut passer de “Tulsa star: The life and career of much-loved 1960’s singer” à “Obituary: Gene Pitney”
Lequel est le mieux ? La réponse n’est pas évidente, car s’il faut penser à ses lecteurs, il faut aussi penser à ses non-lecteurs, ceux qui passent par google pour trouver une information précise. Et comme on veut leur fournir la meilleure information possible, on veut être certain qu’ils tombent sur le bon article. Et personne ne tapera “much loved singer” au lieu de “Gene Vincent”. Avec un titre sur mesure pour le référencement, on a plus de chances de fournir des bonnes réponses aux internautes, mais on est un peu plus ennuyeux pour ses vrais lecteurs.
Avoir deux types de titres est donc une solution convenable, mais on peut certainement faire mieux. Pour Danny Sullivan, en effet, la réponse est aussi à chercher du côté de la formation des journalistes, qui doivent inclure dans leurs articles les requêtes clés, si possible dans les premiers mots du papier (voire du titre).
Journalists, they say, would be wise to do a little keyword research to determine the two or three most-searched words that relate to their subject and then include them in the first few sentences. “That’s not something they teach in journalism schools,” said Danny Sullivan, editor of SearchEngineWatch, an online newsletter. “But in the future, they should.”
Et dire que ce problème avait été résolu avec les meta keywords, tsss…
18/04/2006 · Catégorie Livres
Google Story
David A. Vise et Mark Malseed, Dunod, 314 pages, 23 €
Le livre est sorti le 9 mars dernier, et au bout d’un mois d’allers-retours dans le bus, j’ai enfin pu le finir ! J’avais un peu peur de tomber sur une éloge sans concession de Google (l’introduction compare l’arrivée de Google avec l’invention de l’imprimerie…), mais finalement la lecture s’avère très plaisante, et on y apprend pas mal de choses.
La partie la plus intéressante concerne à mon sens les débuts de Google à Stanford et les premiers pas de l’entreprise dans le monde du privé. On découvre deux étudiants talentueux et légèrement barrés, constamment embrouillés dans des joutes verbales sans fin et habités d’idées loufoques (à la base, Page voulait tout simplement télécharger Internet…). Impossible de ne pas éprouver de la sympathie pour les futurs maîtres du monde de l’information. Impossible également de ne pas pâlir d’envie devant l’Université de Stanford, qui a sû se doter des structures nécessaires pour soutenir tous ses étudiants et les pousser à investir dans leur propre société.
Entre toutes les anecdotes croustillantes, le plus surprenant est de constater que les “petits plus” Google étaient là dès le début, depuis les logos qui changent régulièrement en fonction de l’actualité jusqu’aux fameux repas gratuits pour les employés, on voit clairement que ce n’est ni l’argent ni le succès qui ont fait ces petits plus, mais tout simplement la mentalité de ses deux fondateurs.
Ce qui est un peu gênant, c’est parfois le côté un peu trop descriptif du livre, et peu critique… Le point de vue semble légèrement biaisé, et l’on aurait aimé quelques critiques plus négatives. Certains points faibles sont évoqués (par exemple, si Google n’autorise pas les pubs pour les armes à feu, il autorise les pubs pour les silencieux ou les balles, ce point est bien évoqué). Les auteurs consacrent également quelques pages sur la fraude au clic : c’est l’un des problèmes majeurs pour Google, mais pourquoi la société ferait-elle des efforts énormes alors même que cette fraude lui rapporte de l’argent ? (Pour rappel, la fraude au clic concerne tous les clics “artificiels” sur les publicités contextuelles affichées par Google, généralement dans le but de faire perdre de l’argent au concurrent qui affiche ces bandeaux). On passera donc sur le côté critique, les auteurs se contenant de faire leur boulot et d’évoquer des faits déjà bien connus.
Cependant, il ne faut pas bouder son plaisir. On ressort de ce livre avec quelques anecdotes amusantes (Page, par exemple, a réussi à s’assoir dans un pot de crême fraîche le jour de l’introduction en Bourse) et la conviction encore plus saisissante que Google n’est pas une boîte comme les autres. Certes, leur domination peut être effrayante, et l’idéalisme affiché de ses deux fondateurs peut l’être encore plus, mais à l’heure où l’on se plaint de la prédominance du business sur l’innovation, sur le rêve ou sur les visions à long terme, il est quand même bon de constater que le meilleur exemple actuel est capable de nous prouver le contraire.
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